Cet article est un extrait d'un travail réalisé dans le cadre d'un master en communication à l'Université Sud Toulon Var. Il s'agissait à l'aide de cas concrets et de sources de référence de traiter cette thématique : "Quelle place pour les blogs et les réseaux sociaux dans la communication d’entreprise ?" J'ai donc choisi d'aborder ce thème sous l'aspect "Relations humaines" de l'entreprise 2.0. Ici l'introduction de ce sujet de 10 pages qui s'articulera en plusieurs posts.
Le monde de l’entreprise a depuis de nombreuses années évolué avec un décalage vis à vis des nouvelles technologies. Aujourd’hui les experts affirment que les utilisateurs vont plus vite que les entreprises du domaine (Webcom). Chaque fois qu’un groupe d’individus doit faire face à un grand nombre d’informations il invente un outil technologique qui lui permettra de le gérer.
L’entreprise 2.0 ou la “next entreprise” a été définie par Fred Cavazza :
« Il s’agit d’utiliser dans le monde de l’entreprise les outils qui ont fait le succès du web 2.0 », tout simplement.
Cette transposition donne en effet toute la portée que le web 2.0 a lui aussi emmenée. Pratiques et mutations font donc partie de cette évolution.Les chiffres son lourds de sens 85% des entreprises auront un espace collaboratif d’ici 2 ans selon l’observatoire de l’Intranet. (Chiffre du mois de mai 2011). Nous y sommes, l’intranet collaboratif fait partie de nos vies. Andrew Mcafee serait le premier en 2006 à officialiser ce terme : entreprise 2.0 dans son article “Enterprise 2.0 : The Dawn of Emergent Collaboration” qui parait dans le journal MIT Sloan Management Review.
Depuis 2006, l’offre s’est véritablement diversifiée en la matière, et les usages ce sont ancrés dans certaines entreprises.
Xavier Aucompte distingue ainsi trois types d’intranet 2.0 :
- Les intranets 2.0 fonctionnels qui reposent sur les outils du web 2.0 (RSS, blogs, mashups..)
- Les intranets 2.0 innovants qui sont centrés sur l’innovation participative et la co-création
- Les intranets 2.0 d’entreprise qui mettent l’accent sur les collaborateurs et les processus internes.
Le terme 2.0 est associé essentiellement à ces trois notions au delà du terme utilisé abusivement en martketing à l’époque :
- Simplification et baisse des prix des accès ( nouveaux terminaux, mobilité)
- Système d’échanges entre plateformes ( et non seulement entre individus)
- Explosion du nombre d’utilisateurs dans le monde
Trois éléments qui incluent la collaboration, et le principe d’utilisateur au centre des stratégies : “user centric”.
En parallèle, l’apparition des technologies dans l’entreprise a souvent été associée à une augmentation de la productivité, du rendement. Pourtant, durant les années 80 l’utilisation du web se faisait essentiellement pour le partage d’informations. Il était utilisé par les universités et donc à but non lucratif. C’est dans les années 90 qu’il a été question d’efficacité. Aujourd’hui avec cette notion de collaboratif ne retourne-t-on pas aux motivations premières de l’Internet ? (Postulat de Mielnik et Felix in Bougzhala).
Nous sommes bien loin de l'organisation rationnelle de Frédéric Taylor, qui réalise avec cette culture scientifique du management une césure entre l'homme qui pense et celui qui agit de ses mains et exclut le travail en équipe.On parle aujourd’hui d’utilisation de l’intelligence humaine collective dans un esprit de collaboration en ligne. Nous sommes passés de l’ère de l’imprimerie à celle de l’énergie puis à l’ère du numérique. L’accélération du temps avec internet, la réduction des territoires avec l’impression que nous avons accès au bout de la planète au bout du clavier à amené les responsables des ressources humaines à repenser les organisations.